Art-thérapie à Auderghem

Il y a des choses qu'on n'arrive pas à dire.

Pas par pudeur, ni par manque de volonté. Parfois parce qu'on a déjà tout raconté, encore et encore, et que rien ne bouge. Parfois parce que ça remonte à avant les mots. Parfois parce que dès qu'on ouvre la bouche, ça se referme.

L'art-thérapie prend un autre chemin. On ne cherche pas à expliquer : on donne une forme. Une couleur, un trait, une matière. Ce qui apparaît sur le papier dit souvent ce que la conversation n'atteignait pas — et on y revient ensuite, avec des mots, mais après.

Aucun prérequis artistique. Ce n'est pas le résultat qui compte, c'est ce qui se passe pendant qu'on crée.

👥 Pour qui ? 

Tu peux venir si tu te reconnais dans l'une de ces situations.

Un deuil qui ne se dénoue pas. Un décès, mais aussi une séparation, un déménagement, une santé qui change, un projet qui s'effondre. Quelque chose est parti et tu n'arrives pas à le poser.

Un épuisement. Burn-out, fatigue qui ne passe pas malgré le repos, sensation d'être vidée de l'intérieur. Tu fonctionnes, ou tu as arrêté de fonctionner, mais tu ne te reconnais plus.

Une anxiété qui prend de la place. Des ruminations qui tournent, un corps tendu en permanence, une inquiétude qui ne se laisse pas raisonner.

Un trauma. Un événement, ou une accumulation, dont le corps garde la trace. J'utilise notamment le guided drawing (dessin bilatéral), un outil qui passe par le geste et le rythme plutôt que par le récit — précisément parce que raconter n'est pas toujours possible, ni toujours souhaitable.

Un blocage (émotionnel). Tu sens que quelque chose est coincé sans pouvoir le nommer. Ou tu es quelqu'un de très verbal, très analytique, et tu comprends tout de ta situation sans que ça change quoi que ce soit.

Une transition. Reconversion, séparation, maladie, départ des enfants, retraite. Un moment où l'ancienne version de toi ne fonctionne plus et où la suivante n'est pas encore là.

Si rien de tout ça ne te correspond exactement mais que tu sens que c'est pour toi : écris-moi. On en parle sans engagement.

Ce que l’art-thérapie n'est pas

Ce n'est pas un cours de dessin. Je n'enseigne aucune technique et je ne corrige rien. Beaucoup de personnes qui viennent ici m'ont dit d'abord « mais je ne sais pas dessiner ».

Ce n'est pas un atelier créatif. Mes ateliers de journal créatif sont des moments de groupe, agréables et nourrissants. L'art-thérapie individuelle est autre chose : un travail, avec un objectif, dans un cadre.

L'art thérapie ne remplace pas un suivi médical. Je ne pose pas de diagnostic et je ne prescris rien. Si tu es suivie par un médecin, un psychologue ou un psychiatre, ce travail vient à côté du leur, pas à la place. Je peux tout à fait travailler en lien avec eux si tu le souhaites.

🎨 Comment se passe une séance?

On commence par parler un peu. Où tu en es aujourd'hui, ce qui t'amène. Cinq à dix minutes, pas un interrogatoire.

Je te propose une entrée en matière. Une consigne créative, choisie en fonction de ce que tu viens de déposer. Papier, couleurs, collage, matières — le matériel est fourni.

Tu crées. C'est le cœur de la séance. Je suis là, je ne regarde pas par-dessus ton épaule, je n'évalue rien. Il n'y a ni bien ni mal fait.

On regarde ensemble. Ce qui est apparu, ce que ça te fait, ce que tu en comprends. Tu décides de ce que tu dis et de ce que tu gardes.

Tu repars avec ta création. Elle t'appartient. Rien n'est exposé, rien n'est montré à personne.

Une séance dure 1h30. Le rythme se décide ensemble : certaines personnes viennent une fois par semaine pendant quelques mois, d'autres une fois par mois sur une plus longue période.

Chaque séance s’adapte à ton rythme, tes besoins du moment… ici, tu es accueilli·e sans attente ni jugement.

👋 Ma formation

Je m'appelle Delphine Poncelet. Je suis formée en art-thérapie au Vortex, à l'Institute for Sensorimotor Art Therapy,...; en psychotraumatologie centrée compétences, et en coaching à LC Academy (certifiée ICF).

J'utilise notamment le guided drawing, une approche qui travaille par le geste bilatéral et le rythme.

Je travaille sous le secret professionnel : "ce qui se dit et ce qui se crée en séance ne sort pas d'ici". Je bénéficie d'une supervision régulière. 

En savoir plus sur mon parcours

Quand ce n'est pas le bon moment

Je préfère le dire clairement, parce que ça fait partie du sérieux du cadre.

L'art-thérapie n'est pas indiquée en première intention si tu traverses une crise aiguë — une détresse intense, des idées noires envahissantes, un état qui demande une prise en charge médicale rapide. Dans ces moments-là, c'est vers un médecin, un service d'urgence ou un professionnel de la santé mentale qu'il faut aller en premier. On pourra travailler ensemble plus tard, quand la situation sera stabilisée, et souvent en complément d'un suivi.

Si tu traverses un moment très difficile en ce moment, tu peux appeler le Centre de Prévention du Suicide au 0800 32 123 (gratuit, 24h/24) ou Télé-Accueil au 107. Tu peux aussi en parler à ton médecin traitant.

Infos pratiques

Auderghem, Avenue de la Houlette 76
Durée idéalement 1h30/séance
Rythme À définir ensemble, généralement 1x toutes les 2 semaines
Tarif 120 € (110 € avec le statut BIM) la séance d'1h30 (soit 80 €/h)
Matériel Fourni, rien à apporter
Public Adultes et adolescents dès 12 ans
Langues Français et anglais
Remboursement L'art-thérapie n'est pas remboursée par l'INAMI. Certaines mutuelles interviennent dans le cadre de leur assurance complémentaire : renseigne-toi auprès de la tienne.

🤝 Prise de rendez-vous : simple et rapide, par message / appel téléphonique

Faire le premier pas

Le plus dur est souvent d'écrire le premier message. Il n'a pas besoin d'être long ni bien formulé.

📧 etincelle.creative@hotmail.com 📱 +32 472 45 19 83

Tu préfères commencer en groupe ? Les cycles d'art-thérapie — burn-out, deuil, Ikigaï, les masques que je porte — sont sur la page agenda.

Avec amour et douceur,

Delphine

Questions fréquentes

Je ne sais vraiment pas dessiner.

C'est le cas de la plupart des personnes qui viennent. On ne cherche pas le beau. Une tache de couleur posée avec attention vaut autant qu'un dessin abouti.

Est-ce que je dois raconter ce qui m'est arrivé ?

Non. C'est même un des intérêts de cette approche : on peut travailler sans faire le récit. Tu dis ce que tu veux, quand tu veux.

Combien de séances faut-il ?

Ça dépend de ce qui t'amène. On fait le point après 6 séances pour regarder où on en est et décider de la suite.

Je suis déjà suivie par un psy. Est-ce compatible ?

Oui, et c'est fréquent. Ton suivi reste chez ton psy. Je peux échanger avec lui ou elle si tu le souhaites et que tu m'y autorises.

Et si je pleure ?

C'est prévu. Il y a des mouchoirs.

Est-ce que je peux venir une seule fois pour voir ?

Oui. La première séance sert autant à faire connaissance qu'à commencer. Si ça ne te convient pas, tu ne reviens pas.

Quels sont les bénéfices de l'art thérapie?

🌿Se reconnecter à soi et à l’instant présent

💫Lâcher-prise, apaiser le stress

🧘‍♀️Prendre confiance, explorer ses ressources

💉Accompagner le soin médical et émotionnel

🪢te libérer des blocages émotionnels (les accueillir, les observer et les travailler)

🤸‍♂️mobiliser ton corps, réapprendre les gestes quotidiens 

Quelques témoignages

« Après un trauma, on se croit parfois condamné à tourner en rond avec ses souvenirs. L’art-thérapie m’a apporté un sas pour libérer ce qui ne trouvait pas de mots, pour pacifier l’intérieur et retrouver une sensation de sécurité. J’avance, pleinement, avec davantage de douceur envers moi-même. »

Maud

« Le guided drawing m’a permis d’accéder à des sensations enfouies, que je n’arrivais pas à nommer en thérapie classique. J’ai pu déposer mes tensions autrement, et après chaque séance je repartais apaisée et recentrée. »

Mathilde

« Chaque séance m’a apporté juste ce qu’il fallait : parfois du calme, parfois une surprise, parfois une belle rencontre avec moi-même. J’avance sans pression, accueillie comme je suis. »

Aline

« J’avais peur d’ouvrir des blessures anciennes. L’accompagnement créatif m’a permis de transformer mes peurs en mouvement, en dessin, en traces concrètes. Cela m’a soulagée : je ne suis plus seule avec ce vécu, je peux l’accueillir, l’exprimer et le laisser partir petit à petit. »

Marc